Gestion raisonnée ou diversifiée des espaces verts.

15 avril 2021

La commune s’engage à préserver, restaurer et valoriser la biodiversité du territoire

« agir le moins possible, mais autant que nécessaire »

« Concilier Homme et Nature »

 

Comment accueillir le grand public dans un parc et entretenir un espace vert tout en protégeant l’environnement ? Comment créer un cadre de vie agréable pour les habitants de la commune tout en respectant la biodiversité des espaces verts de notre ville ? Comment amener la nature en ville ? Réponse : en développant une gestion raisonnée ou différenciée des espaces verts.

Ses objectifs : augmenter la diversité paysagère et la biodiversité en

  • enrichissant la ville en espèces végétales diversifiées et spontanées,
  • respectant l’équilibre du sol et en le préservant de l’érosion,
  • favorisant la faune régionale qui y trouve refuge et nourriture (oiseaux, petits mammifères, papillons, etc…),
  • créant un cadre de vie agréable,
  • en proposant des paysages diversifiés et des ambiances singulières qui évoluent au fil des saisons.

Son principe :

La gestion raisonnée ou différenciée est une manière plus respectueuse et plus proche de la nature d’entretenir les espaces verts en milieu urbain . Cette gestion fine intègre une véritable approche écologique à la gestion « classique » des espaces verts.
Elle assure ainsi un équilibre entre accueil du public, développement de la biodiversité et protection des ressources naturelles.

Ses bénéfices :

Ce mode de gestion permet de :

  • réduire la consommation d’eau (moins d’arrosage),
  • réduire le nombre de tontes (tondre régulièrement à ras du sol stimule la croissance de l’herbe et favorise les mêmes espèces – les graminées – déséquilibrant ainsi l’écologie du lieu) et ainsi moins polluer,
  • préserver la biodiversité et notamment : la richesse de la flore locale, la protection de l’habitat et de la circulation de la petite faune.

Son fonctionnement :

La gestion différenciée est une façon de gérer les espaces verts qui consiste appliquer à chaque espace vert (massif, pelouse, jardinière, etc…) un traitement spécifique, avec des niveaux de prestation variables selon sa fonction culturelle, sociale et biologique, son rôle dans le tissu urbain et la relation qu’on souhaite créer avec le végétal (zone naturelle, lieu de détente, zone de prestige à forte fréquentation, etc…). Cette approche s’inspire de techniques agricoles traditionnelles ou de gestion douce.
Elle implique de repenser l’accueil du public  pour que les espaces verts soient des lieux de détente, et aussi des écosystèmes, c’est-à-dire des lieux ou l’ensemble du vivant peut cohabiter, vivre et se reproduire.

Pour le services techniques chargés de l’entretien des espaces verts, c’est l’opportunité d’organiser le travail de manière plus pertinente, en concentrant l’attention sur les sites qui en ont le plus besoin et en intervenant moins sur les sites naturels. Par exemple, un « espace de prestige » à vocation horticole comme l’esplanade de la mairie sera entretenu avec une attention particulière (tontes et arrosages réguliers), alors qu’un «espace naturel» comme les petits sapins, ou le centre du parc Richebourg ne seront pas désherbés mais fauchés seulement une à deux fois par an.

Codification des espaces verts :

Conseils 

Haies et arbres : diversifier les essences, densifier les plantations, stopper les tailles (sauf pour des motifs liés à la sécurité).

Massifs : utiliser des essences mellifères, diversifiées et peu gourmandes en eau. Privilégier les essences vivaces et utiliser des graines de plantes sauvages locales.

Et pour les particuliers : des solutions alternatives de jardinage existent aussi pour les particuliers. Elles peuvent être mise en œuvre, dès à présent, par chacun d’entre nous.